Depuis 2008, les images d’Athènes en feu égrènent les actualités de nos paysd’Europe de l’Ouest comme une triste rengaine. L’opinion plaint les premières victimes de l’austérité tout en présumant qu’ils doivent bien y être pour quelque chose, ces matelots dont le bateau chavire… Nous l’avons vérifié, les clichés sur ce pays que nous onnaissons mal sont tenaces. Les Grecs seraient paresseux, fraudeurs et profiteurs. A l’heure où s’écrit une page noire de leur Histoire, il nous a donc semblé essentiel de donner la parole aux Athéniens. L’agonie de la capitale, plus qu’ailleurs, incarne le renoncement à un mode de vie.
The New Republic de New York attribue Bartleby le héros de la nouvelle de Herman Melville comme emblème du mouvement des Indignés. La seule grande différence c’est que Bartleby cherchait à fuir le rêve américain des années trente alors que le mouvement Occupy Wall street cherche (encore majoritairement) désespérément à le faire revivre. Cette ambigüité du mouvement des Indignés n’a pas échappé à certains. On nous dit que cette révolte serait immature. J’entends bien que ce mouvement soit encore davantage un symptôme qu’une révolution en marche…



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